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28/08/2006

Les colles

Chaque rentrée renferme une odeur  de gomme, de neuf et de trac. Le cartable attend, bien rangé, dans l’entrée, un peu au garde à vous, il patiente le jour important et cela fait à peu près ça  :


Samedi, nous avons acheté crayons et cahiers, et en prime de superbes chaussures :)
Je me dis que si sa gorge est un peu serrée, son pas, lui, sera alors léger …..
Demain soir, quand je rentrerais du bureau, avec plaisir, j’écouterais ces 3 milliards de choses qu’elle voudra me dire, ses mots se bousculeront dans un langage de 8 ans. Elle nous mitraillera d’infos, je l’espère en tout cas. Elle est si secrète, parfois (tiens je me demande de qui elle tient …. ) *.

Puis elle aura trés faim et super soif, elle sera à la fois énervée et fatiguée. Avec son  écriture appliquée, seule, elle voudra écrire son nom sur les livres ….

Ce soir, toutes les deux emmêlées dans notre câlin du soir, je me suis délectée de ce privilège d’être maman .

 

* il parait que c'est la  même que moi en porte clés .....

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Coule ......

Et si je n'étais que mots, alors peut-être que cela ferait à peu près ça :  

Je me réfugie en observant et décrivant les personnes qui ne sont pas de mon présent. Je n’ai jamais su marcher droit dans les âges et les années ….. Je ne sais pas attendre le bon moment en esprit conquérant . 

je cache mes instants en souvenirs comme le font les mamés  ou je les chaparde avec malice et spontanéité comme le font les gosses qui partent en courant sans se retourner …..  medium_images.12.jpg

23/08/2006

Avec le lino gris un peu pourri sur les côtés

Une dizaine de personnes à table chez Marie-Chantal peut faire à peu près ça :   

Je les écoutais comparer  la grandeur et la superficie de leurs bureaux .
L’un d’entre eux décrivait son bureau de 40m2 équipé salon et table de réunion  …Le visage d'un autre  monsieur s’est un peu assombri, lui qui venait de se  vanter de ses 25 m2 . Cela dit il a vite con-penser  avec ses déplacements et ses rendez-vous d’affaires à peu près partout.
Moi je les regardais avec un air médusé et non admiratif …..
L’un des deux vers moi s’est tourné en sourcillant puis  m’ a sourie, un sourire qui m’invitait à commenter .
Invitation que je n’ai bien sur pas voulu décliner …. J’aurais pu dire :

« Mhum ! il est imoprtant d’avoir un cadre de travail agréable et plaisant, je dis ça en pensant aux nombreuses heures que vous devez y passer à faire des trucs vachement et super importants … "(en mieux dit, c’est à dire en langage châtié ) 

 
Mais non au lieu de ça, je n’ai pas pu m’empêcher de dire avec mon accent du sud chanté :


"ahouu , hébé , ben moi je bosse dans un bureau de 15m2, MAIS  quand même on est 3 dedans, et des fois Bernard le coursier  vient s’incruster pour boire le café ….."

Voilà comment j’ai reçu un coup de pied venant de sous la table ….      

"Ben quoi, c’est vrai ! "

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19:25 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : hum

21/08/2006

Jusqu'à 100

 A 100 ça faisait à peu près ça :

Je ne déchiffrais  pas encore, comment on faisait pour bien compter
Mais je savais que lorsque j’entendrais 100, il fallait vite aller  se cacher
Contre un  mur, je me collais  
J’avais 4 ans et je fermais très fort les yeux .
L’instant où je me pensais invisible était délicieux.
Je respirais tout doucement, je ne voulais faire aucun bruit
J’entendais les pas s’approcher, et mon pouls s’accélérait
Je pensais que le silence  était abri
Je me trompais …

et 25 ans après je recommençais, hum !

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20/08/2006

La vache qui rit .....

Véro est camarguaise besogneuse et passionnée, et cela peut faire à peu près ça :  
Ma vie à la manade n’est pas facile ni aisée, elle est tout simplement passion. J’avais 20 ans et je suis tombée amoureuse d’un gardian, j’ai épousé sa vie et un clan …..
Nos vies cheminent entre coutumes et modernité. Nous faisons face aux emmerdements obligations comme l’on peut ,et comme tout le monde : l’existence au domaine est le contraire de celle d’un château. Parfois il m’arrive de me décourager face aux difficultés, pour nous les temps sont durs, cependant mon regard reste fixé sur le troupeau et les chevaux, je m’applique avec soin de ne pas en faire tout un foin….    Avec un brin d’amertume, nos traditions deviennent folklore le samedi  pour les mariages et les fêtes : la ferrade est exhibée, les remarques et les avis fusent, mon mari me fait sourire quand je l’observe en train de tenter la compréhension ……
Il est 3h du matin, la moiteur d’une nuit d’été, la fête du mariage bat son plein, accoudés avec mon mari  au bar nous buvons un dernier café. Il me caresse la joue et me dit d’aller me coucher : -"Je vais attendre qu’ils partent, avec mon père nous débarrasserons."
Je l’embrasse et l’écoute, je suis épuisée ….

 


Avez-vous remarquez que les nombreux sont les bobos qui s’éclatent et dansent sur Trust « antisocial » en fin de soirée ……
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14:10 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : hum

Nota bene, tout compte fait

Pense bête qui fait à peu près ça :

Même si je trouve que c’est la plus jolie, la plus intelligente, la plus sensible la plus parfaite au travers de ses minimes imperfections. Le plus de ma vie, mon  porte bonheur ect……
Je ne veux pas faire croire à ma fille que c’est une princesse, je veux juste qu’elle comprenne : qu’être fidèle à soit même, il n’y a que ça de vrai ……
Les princes branleurs branlants charmants  et les princesses sont parfaits pour les contes de fées .

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17/08/2006

Mal lunée la BD

Somnambule, cohabiter entre réel et virtuel peut faire à peu près ça :
Presque en état de semi  schizophrénie, il arrive que l’on trompe le passable de certaines soirées . Le silence est rompu, petit réconfort  ….. Se retrouver tel un esquivé  contemplant par le trou de la serrure. L’on présume que sa vie est une salle d’attente, l’on patiente et rêvasse à partir de  sa bulle. Fenêtre sur cour, écran net, l’on montre son nombril  (ou ses chaussures) et regarde celui des autres en quasi-impunité, les univers s’entremêlent se brouillent, s’occupent et se distraient . Les  espaces  sont à la fois clairs et obscurs, paradoxalement actifs et figés. Sans bruit l’on coupe , suspend , et  échange  paroles, avis et envies.
Libre expression et défouloir  pour certains, contemple ment pour d’autres aussi.
La mise en scène  se réalise facile et commode, les idées fusent, jeu de mots jeu de légo. Le « L » du virtuel se transcrit en ailes ou en elles .
IL arrive même parfois, de songer, toute la journée, à l’ apparence que l’on va exhiber pour la soirée . Le pyjama tout pourri que l’on porte en vérité, mute en habit de soirée.
Alors, oui l’on rêve un peu sa vie, l’idéalise, l’on bande et dessine aussi …..

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15/08/2006

Un brin gris

Souvenirs souvenirs peuvent faire à peu près ça :

Pelotée dans un grand gilet, au milieu d’une nuit d ‘été, de sa terrasse, une femme au chignon argent discerne les rires bruyants des voisins. Sons superposés sur  la musique de bal : la fête de village bat son plein, tours de manège à 1 euro, tirs à la carabine le poil du gibier est en peluche aux couleurs acidulées , lourdeurs et odeurs d’une foule qui a chaud, le slalom des petits à travers les jambes des grands, coudes collés sur le comptoir de la buvette : la tour de garde des fanfarons,  le balancement d’une mini jupe vient crâner ….

La mémoire s’impose dans la pensée de cette femme, le souvenir où presque tout était idem : certes la longueur des robes et la musique ont changé, toutefois  l’ ambiance est à peu près similaire.  Une nuit de 15 août, des bras puissants l’ont serrée, des paroles timides l’ont faite chavirée, ils avaient 40 ans à deux. Leur vie de couple allait débuter. Une vie d'aplomb  et diligente, des rosiers dans le jardin, orages et ciels dégagés se sont succédés , plus d’ efforts que d’ agréments étendus au fil des années déroulées.

Le boucan d’un pétard ramène au présent la femme au chignon argent, son sourire s’estompe, lui râle et balbutie quelques mots insensés . Elle tourne la tête , observe son mari assis prés d’elle, elle lui propose calmement  d’aller se coucher .  Elle ne veut pas le bousculer : « il est tard «  lui dit elle ....

 Il lui demande son prénom . Il ne sait plus, il ne se souvient pas, il est inquiet et s’agite . Il réclame son épouse, il évoque une jeune femme aux cheveux bruns, chevelure enroulée dans un chignon. 

Mémoire enfouie et en fuite ....... 

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20:00 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : hum

12/08/2006

Difficile et complexes, j'emmerde le poupoupidou et le doudou !

Parce que je voudrais que cela fasse à peu près ça :

Un corps qui fait mal est parfois un corps dont on ne se sait que faire. Alors oui, on peut bien l’orner et  le décorer, avec  un brin de fantaisie ça et là …. Laconiques attraits, donnant le change à la confiance en soit :

l’habit de soie, sans paillettes, sans  lumière, reflets de chimères, miroir teinté de fausse pudeur et d’hypocrisie. À la réflexion un corps sans véritablement  d’ envies .

Puis le masque de beauté tombe et s’étiole au fur et à mesure, le placé « beau «   le prêt- à- porter  se transforme en prête à donner et recevoir …

Petit à petit une chair embarrassée de cicatrices, dénigrée  au fil du temps, se déplie.
Âme et corps serrés, écorce s’étiolant , ôtant l’étau d’un corset de complexes et de prétextes. Avec  avidité l’ enclin au désir amenant à nouveau le droit au plaisir. Révélant au gré du derme, appels de la chair, cris sortis, d’un esprit lassé d’être meurtri, faute de mériter l’oubli …… L'entrée en La  matière sans les fausses manœuvres et manières.

HUM !  

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11/08/2006

cadeau de Noel

Dans un petit livre rigolo rempli de citations plus ou moins gnangnan, il y en a une qui fait à peu près ça :

" Emplir l'heure et ne laisser aucune fissure pour un regret ou une approbation "

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