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28/11/2006
Des gouts et des couleurs
La page blanche se répand sur le pâle de la vie d’elle, celle dont je tente de dire . Celle qui se figure d’être l’une et celle face contre terre, face à l’autre : l’absent … Provoquant un sommeil, elle sonde un avant, l’espoir du courage d’antan : Le son déchaîne et se répand , le fantôme d’un genou à taire hante et se couche auprès d’elle, revenant le souvenir d’une dignité perdue ….
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25/11/2006
Mate
Un truc que j'ai refait :
Les pions ne sont qu’offrandes et diversions… Peu de survivants sortiront vivants du front.
Ils attaquent un à un. Oh ! misère, pas même gardiens : Ils ne sont que de la chair à canon, juste embrasés, soldats oubliés, inconnus tués en ligne première
Sur le pavé d'un damier, au nom d’une juste cause, la victoire est ciblée.
Le monarque distribue les rôles : peu chanceux sera le preux chevalier, le cavalier destiné à protéger la monarchie. Son destin semble d’être sacrifié au nom d’une noble souche .
Hum ! En attendant pour se distraire, un roi de pacotille, fainéant et parfois maudit, se divertit, danse et roque avec l'une de ses maîtresses, je nomme et cite la favorite : la comtesse de la Tour.
Les insensés et les fanatiques croyant au sang bleu,sont prêts à tout pour défendre une lignée . Pauvres aliénés condamnés à se déplacer de travers ne défendent , au final , qu’ un lopin de terre : des fous sacrifiés au JE divin ….
Alors que la 1ère dame de la cour détient la merveilleuse faculté de librement se déplacer… Celle-ci ne joue pas la carte de la solidarité féminine. Elle mire et attaque sa blonde frangine. Toutes deux aveuglées par le secret espoir d’avoir un jour l’accès au règne … Jeu obscur et pourtant parfois brillant, couronnement ou échec cuisant. Quelle naïveté, sans mâle et non sans mal, la gente féminine n’a pas souvent droit à la légitimité : Au jeu de société, le pouvoir est rarement féminisé.
Faute d’être l’unique tête couronnée, au mieux, l’une d’entre elles deviendra veuve noire et pourra se consoler auprès du cavalier oublié …
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24/11/2006
Commun homme
Il arrive le matin très tôt, à peu près une heure avant les autres à son boulot .
Et le travail rendu en est pourtant tout juste moyen, moyennant tout autant .
Matin après matin, l’homme feint la bonne humeur, parlant de banalités ne » lâchant « jamais rien de sa vie privée, il sirote son café devant son écran, se sentant assidûment un chouya isolé, il s’interdit tout jugement …. Ces questions semblent constamment axées sur le travail à rendre . L’homme vérifie, toujours et inlassablement, deux fois son labeur tout au long de la journée. Un carnet à spirales, un pense -bête ne le quitte pour ainsi dire jamais : Quelques feuilles cornées sur lesquelles des observations sont gribouillés. Des notes, que l’homme connaît pourtant, maintenant, par cœur : procédures et index de ses différentes tâches : À la fois grigri rassurant, et spirales d’un stress envahissant . À 1ère vue, l’on pourrait presque spéculer et dire que son ardeur au travail est pathétique ,s'en est navrant .
Cependant …. L’homme se rassure, la peur de se tromper l’envahit et l’abîme… Une crainte dans laquelle l’homme s’est engouffré, lentement et mollement. Il perd toute confiance en lui, lorsqu’il s’agit de rester concentré durant toute une journée. À peine , en peines, distrait , et rêveur tout entier, l’homme s’épuise à se camoufler. Il se dit que moi après mois, le salaire est un combat gagné .
Il arrive le matin très tôt, à peu près une heure avant les autres à son boulot
Les autres : ceux à qui , il veut faire croire que son regard n'est pas miroir , n’est pas différent . IL se fait fi que l'on dise de lui qu’il comprend lent. ![]()
23:50 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : hum !
22/11/2006
à ouate
Si j'étais l'une des deux , je voudrais être la 1ère .
Je voudrais être une fatigue, où la pesanteur des postures s’apparente à la caresse d’une paresse, couffin douillet des gestes moux , au tour des mots moelleux : Aux confins d’une lourdeur quasi voulue, dotée d’un sourire en coin disant j’ai bon vécu, vécu beau… Le manteau étroit de la faiblesse ne me convient pas, ralentissant mes gestes et ne me tenant en aucun cas chaud , cachot de mes décisions …. Je frissonne à l’idée de garder l’œil cerné . Avais –je tort de ne vouloir entendre que mes envies jusqu’à en oublier d’écouter mon corps ? Mais bon , ce n'est pas trés grave tout ça , n'est-ce pas ?
IL suffit juste de serrer les dents,de ne rien accorder à la survie et de n'aimer que la vie .....
J'emmerde Wonder Wooman , mais ça vous le savez , je vous l'ai dit déjà 3 milliards de fois
22:40 Publié dans etats d'ame | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : hum !
Ben ouais
J'avais perdu le fil ...
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22:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12/11/2006
en clé de 12
C’est un peu comme lessiver sa propre vie
Y mettant toute sa force et son énergie
En briquant et astiquant, au moins, elle oublie
Ses transferts sont ceux d’une femme ordinaire
Ainsi frottant son spleen sur du papier de vers
Elle ménage son foyer, sans en avoir l’air
Il ne » faux pas « fouler le sol de l’illusion
Les réponses sont absentes de toute façon
Les taches d’encre, sur le carreau, resteront
Ainsi font, fond ….
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02:05 Publié dans etats d'ame | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : hum !
07/11/2006
Son petit nez
À pas lents et fragiles, sur le velours de son pyjama, une petite fille ose descendre de son lit, la lumière du couloir l’aide à braver le sombre de la nuit et la guide jusqu’au lit des parents . De sa petite voix, elle suscite sa mère ….
La mère se réveille et s’aperçoit que ça ne va pas …Elle conduit sa fille jusque dans la salle de bains .La douceur d’un geste, et la fraîcheur d’un gant de toilette posé sur son petit nez la rassure. La nuit pourra, alors, continuer à la grâce d’un baiser . Une nuit perforée par un saignement de nez …. Demain soir, il n’y paraîtra plus, les draps seront à nouveau frais et douillets .
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22:40 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : hum !
05/11/2006
Patricia
Celle qui était couverture quand maman ne pouvait être auprès de moi. Celle à qui j’envoie un écrit, certes un peu gnagna , mais sincère c’est déjà ça …. Parce que tu es la plus aînée de mes sœurs, celle qui m’a prise dans ses bras ce jour, cette sœur à qui j’ai répondue : prends soin de toi . Parce qu’ hier tu étais encore en Russie , et beaucoup trop loin de moi . Parce qu’aujourd ‘Hui j’ai adoré te rejoindre à Montpellier et qu’en faim on s’est raconté tout ce que l’on avait deviné déjà ….
Parce que lorsque j ‘avais 14 ans, dès que tu le pouvais tu me prenais et m’enlevais. Un hiver, tu m' as offert Deauville et Paris rien que pour moi , ces lieus où je pouvais presque faire « peau neuve » , hum ! Jean Paul était en corps là ….. Ces moments entés à mon âme , mieux que des souvenirs , encrés sur ma cicatrice, tatouage de cette époque si loin déjà, où mes kilos ne faisaient pas le poids .
Je me suis sentie bête dans la voiture avec cette larme ayant besoin de couler , j’avais envie encore d’être une heure ta petite sœur . Ton cheveu blond, mon cheveu brun, et cette drôle de larme dans le vert de nos yeux qui nous relie !
01:15 Publié dans etats d'ame | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : hum !





