03/09/2007

Un fil de laine

Les triangles de velours noirs aux formes aléatoires, d’ici une quinzaine, n’orneront plus le décor. Dés 7 h l’on peut capter l’effervescence dans le village. Dit village où l’école, la mairie et la cave s’embrassent au croisement des 2 seules grandes venelles.
Des ruelles, arrivent les coupeurs équipés de leur sac à dos et parfois d’une glacière, eux, ceux qui ont comme du cuir au creux des mains attendent d’être embarqués par celui qui les mènera jusqu’aux terres, ce sol, ces collines telles des crânes tressés de lignes parallèles. Puis il y a déjà sur le terrain les machines à vendanger balayant les coteaux. Petite, je trouvais qu’elles collaient à l’image des engins sortis de certains films de sciences fiction. Certains automobilistes imprudents (un peu couillons) s’impatientent derrière les tracteurs et leur remorque chargée du fruit, de ce travail de toute une année …. Mais bon !
De ce début septembre, en plus du départ de cette quinzaine un peu spéciale , je retiens mes 59 minutes à m’acharner non pas à essayer de décrocher la lune , mais plutôt ce choix de ne pas me laisser aller aux vagues maux du corps et mots trempés d’amertume, cette colère de l’âme . Je retrouve petit à petit, pas à pas l’envie de gagner de suivre le rythme sans dossard ni bon chrono pour cette année . Ce sont 6 minutes de plus, laps de temps nécessaire pour retrouver la motivation nécessaire pour ce qui est " à venir " , empreintes éphémères de mes pas, emprunter l’incertain parcours …..
a552a7c4ebc4606b1c6b5afbb52448be.jpg

Commentaires

Un petit coucou mp, et un bisou...

Ecrit par : le pierrot | 04/09/2007

Ecrire un commentaire