21/09/2007

L'avis de Rose

Comment pourrais-je me  souvenir exactement de tous les détails, il y a si longtemps . 3 fois 20 ans, déjà …. Je me rappelle pourtant de ce doux soir de printemps, où  moi et ma robe vichy rouge nous avons  déboulé au bal, et dans votre vie aussi … Vous, distrait et  flatté par le toupet de la  gamine , sans faire de manières, vous  nous avez  laissé faire …..Votre personne me captivait, pourquoi ? Je ne le sais ! J’adorais confronter ma  toute neuve majorité à votre maturité.Vous aviez deux fois mon âge et affirmiez, sans trop insister, que cette différence n’était pas bon présage.  En élève appliquée, apprentie  amoureuse , je ne pensais, en votre absence, qu’à votre visage, et  non à ce décalage .Sachez, Monsieur, que vous m’intimidiez. Mais suis - je bête, vous l’aviez deviné, parfois même vous en jouiez , vous aimiez ?
M’aimiez – vous  monsieur ?
Chacun de nos rendez-vous était  un moment privilégié, chaque instant vécu comme le premier, le  dernier….Du plaisir et de l’amour, j’en ai retenu les adages . Un jour de juillet, je vous ai avoué, qu’au plus haut point, vous me troubliez. Et c’est à ce moment précis,  que vous avez choisi  . C’était vous qui  décidiez, notre  liaison ne pouvait perdurer. À l’époque cela m ‘avait bouleversé, je l’avoue volontiers. De ce duo, j’en avais fait toute une histoire , un mirage . Vous étiez inquiet , et surtout marié . Vous disiez m'affectionner , mais redoutiez les commérages, et pour vous, il semblait que je ne sois pas assez sage . Me voilà, arrivée à la fin de mon existence. Le bilan est là . Ma vie  ne fut pas exceptionnelle, j’ai vécu, plutôt ,de manière conventionnelle. Cependant, je peux dire à présent qu’il ne me reste ni remords ni regrets….Les moments que nous avons vécu furent si intenses et passionnés.Ce soir, je m’efforce d’oublier ces larmes répétées. Ma dernière volonté est de ne garder que les bonheurs qui m’ont  traversée.  Pourtant, une question reste en suspend . vous la posez  , malgré toutes mes audaces, je n’ai jamais eu le courage  de m’y confronter.
M’aimiez-vous monsieur ? Je ne le saurais jamais .

ça pourrait être ça la passion ?

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Commentaires

Pour moi, la passion, il faut qu'elle dure dans le temps. Je suis peut-être quelqu'un de bizarre, de pas rat normal... La passion je l'aime 24 h. sur 24. Je n'en ai jamais eu d'éphémères et je n'en veux toujours pas. Alors j'attends, le nez à ma fenêtre, je patiente, je tape du pied... Et je la guette, Elle... Et dès que je la trouve, je me la garde, à jamais...

Ecrit par : Fabrice | 26/09/2007

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