14/10/2007
à ouate , coton , c'est pas beau mais c'est confort .
La beauté des « choses » de la vie n’est pas forcément indulgente pour nous, les vivants d’ici bas. Le début de l’histoire pourrait être ordinaire, deux adultes se rencontrent et s’aiment . La foi d’y croire un peu ….
Il était, donc, une fois , deux individus, des individus, habitant la même rue . Ils se croisent, s’observent , se provoquent, échangent ,se parlent, rigolent, dînent, se rassurent . L' engrenage de la rencontre ect..., pourtant, amoureux pour de beau , ils décident que cette fois, sera la fois pour de bon. Ils se déifient et décident de vivre ensemble , collés l’un à l’autre , fusion des corps , déversement des sentiments , effusion des décisions. Les cartons de l’homme ne sont pas encore finis d’être déballés. Elle a choisi de repeindre les murs de la cuisine en beige . Il n’a pas le temps entre son travail et le déménagement d’aller acheter de nouveaux stores en bois pour le salon, bientôt leur salon . C’est elle qui prendra la voiture et donc ira .Mais voilà, parce qu’il y a souvent un mais, un désordre contrariant, contrastant avec le banal . Un mais de taille , un monstrueux coup du sort écrasant tout sur son passage , ce passage : Le début d’une histoire à eux .
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Elle roule vite , beaucoup trop ….
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Dans le couloir , l’homme piétine , fait les cents pas , et n’ose rentrer dans la chambre , ce sas de repos, et ressasse les pensées . La belle s’'éveille , 100 jours auront suffit pour tout gommer.
L’homme est passé de l’amour de sa vie à insignifiant voisin . Repli d’une mémoire . L’homme n’insiste pas, en tous cas , pas comme ça.
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Ta mémoire s’est effacée, tombant dans le noir d’un coma . Tu ne te souviens plus des prénoms, des présents autour de toi. Un souvenir aussi blanc que tes draps . Desêtre , des êtres traumatisés par l’après.
Mon bouquet de fleurs posé sur ton chevet ne ressemble à rien . C'est faux, les fleurs ne parlent pas .
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Que va –t elle faire de mon « je t’aime « ? Je ne peux pas lui imposer un si grand émoi . Et moi, tu y as pensé ? Non bien sur, que non ! Tu ne peux pas , je suis oubli, souvenir corrompu . Qu’en ferais tu de ce je t’aime abîmé ? Incomplet , l’impossible à partager . Je ne peux pas te balancer ce jeu thème devant toi et ton plateau repas. Ma version t’encombrerait, te gênerait, peut –être même tu la jetterais. Je refuse que tout se finisse sur les dires de l’amoureux transi que je suis devenu. Horrible et pathétique malentendu . M’effacer ou t’obliger à ne pas m’oublier ?
Je ne suis pas capable de te parler comme un passé facile à raconter. Chapitrer les moments de notre début d’histoire serait inconfortable, intrus pour les deux . J’observerais ton embarras, tu subirais mon désarroi . Et pourtant je ne peux pas attendre que tu te souviennes, peut être, peut être pas . Des illusions , se forment à la pelle et finissent par creuser trop de fossés, de tombeaux.
Alors dans ce cas, que puis je faire ?
L’histoire , à nouveau , prendra racine . Je me ferais absent pour l’instant . Ces instants où tu perçois n’appartiennent qu’à toi .
Je vais redevenir cet homme que tu vas croiser le matin dans la rue . Mon cœur explosera, et je ne te dirais que bonjour , et qui sait vas tu à nouveau m’aborder ?
Un homme nouveau dans ta vie, à découvrir, seule toi décideras,tout comme la 1ere fois, si cette histoire peut prendre racine ou pas.
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Il ne tient qu'à ouate pour les douces heures, je suis un branleur .

22:30 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note






Commentaires
toujours votre manie à ne rien prendre au sérieux . C'est terriblement délicieux
Ecrit par : le passant | 14/10/2007
Ouawwww, complètement décalée...
bisou mp...
Ecrit par : le Pierrot | 15/10/2007
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