22/11/2007

Début . Le début d'un truc, peut être



1er jour  de ce journal. Laisser une trace, livrer à Léna ma mémoire, celle de notre histoire. Lui montrer, un jour, peut-être. Baptiser certains jours, d’un mot. Un terme annonciateur de mes états, mes conditions atmosphériques. La gueule de mon atmosphère : Dépression, ciel bleu ou nuageux selon. Néant moins toi, mon front reste, depuis, inquiet, quelques ondées par ici, par là un léger froid. Des larmes, sûrement pas ! J’attends juste que passe l’hiver. Je chapitre et titre certains jours quand  le cœur me redit. Je voudrais te montrer comment nous avons été…. M’adresser à ma Léna, celle que j’ai connue, celle qui ne me reconnaîtra plus, à son réveil. M' a-t-on dit. Plus rien, que dalle, tout réapprendre, la reprendre comme au début. Voudra-t-elle bien de moi ? En ai-je le droit ?
Aujourd’hui, pourrait s’appeler: DEBUT.
DEBUT
Un début dont seul moi me souvienne. Tu ne te rappelleras vraiment plus de notre première rencontre, Léna? Pas même, un tout petit peu? Je crains de négliger certains détails en te racontant. Des détails, comme ceux de la couleur de ta robe, par exemple. Mais c’était, pour sur, une jolie robe, toi dedans. Derrière mes paupières, apparaît l’image d’un décolleté, le dessin de ton cou, un goût de crème. Un oublieux, moi aussi ? Non je ne permettrais pas! Pas pour ces instants, nos instants réunis. Non, ne t’inquiète pas, pour nous deux, je n’omettrais pas l’essentiel. Sans doute en tant que compagnon de ta 1ere vie, vais-je manquer parfois d’objectivité. C’est normal, hormonal aussi. Cependant, tenter d’incertaines explications me paraît juste. Saurais-je trouver le juste milieu, au milieu de cette mémoire, dont je suis à présent le seul détenteur ?
Au début, il était bien notre duo, très bien même. Léna un peu belle, et pas trop mal roulée. Tu t’enroulais dans un châle espagnol, le soir. Les soirs d’été, tu disais venir capter le frais. Sais-tu que ta peau ne supporte  pas les fortes chaleurs des après-midi, le soleil qui cogne ? Rien ne te va, d’ailleurs, ni le chaud, ni le froid, en coprs moins le tiède. Tu n’appréciais que le douillet. Ta peau est-elle devenue amnésique aussi ?
Au début, je te considérais parfois comme une ingrate. Toi, tu corrigeais en explications diverses et variées. À varier, je t’observais te confondre en mots d’excuses : étourderies, légèreté, ou égoïsme. Ces dires, tes seules défenses. Et si cela ne me plaisait pas, je n’avais qu’à m’en aller. Partir ! Comment aurais-je pu ? J’étais attaché à toi, les pieds scellés dans le béton de la maison, ciment des habitudes. Si je mens, je nous vois mourir. Mourir les traces de notre histoire d’amour. Quand même ! Je ne trouve pas que soit  juste qu’il ne reste que moi.
Le seul qui se souvienne, et attende un début à nouveau. Toi, ton espoir ne peut être porté que sur l’avenir. Un retour en arrière, que pourrais-tu bien en faire ? Un blanc à remplir. Inutile, remue méninges, n’en parlons plus. Ton passé sera un livre, un objet posé sur ton chevet. A toi de décider de l'apprécier ou pas. Des buts, sans toi ?  Ma solitude …


98966e1f47c6d00f40e13be1c4c11d60.jpg

Commentaires

je découvre, je reviens, je repasserai
c'est sur, une question d'atmosphère

Ecrit par : nelse | 22/11/2007

Ecrire un commentaire