22/11/2007
Représentation. La suite du truc
La suite du truc , pour ceux qui suivent :
REPRÉSENTATION.
Je tente de croire encore à un lien tendu entre nous. Torsions et tensions de ma vertigineuse errance. Mes états de civil vont s’ étendre sur ce fil conducteur. Léna, aujourd’hui, je vais te parler un peu du présent, d’accord ?
Ce journal, à la réflexion, semble être aussi un merveilleux moyen de faire les présentations. REPRÉSENTATION, tiens ! le titre de cette journée apparaît comme une évidence. Je vais te faire l’article donc, me produire devant toi. En tête d’affiche : Eliot, moi. Sais-tu seulement au moins mon âge, le tien ? Notre nom ? Je figure en seul survivant de cette famille, l’unique messager. Hé dis donc, quand te réveilleras-tu la belle au bois dormant ? Sale histoire, tout compte fait ….
Tu sais quoi ? Tu vas peut-être même rire. J’apparais comme un modèle d’homme réservé, voire même effacé, au regard commun de mes nouveaux voisins. Te rends-tu compte ? Moi devenu, juste Clark Kent ! Exit Superman, ça ne m’excite même plus. Pour te dire l’instant. Mais bon, sait-on jamais …. Tu me connais. Enfin, ce journal va t’y aider. Oui, nouveaux voisins. Ah je ne t’ai pas dit, j’ai vendu la maison. Un bonne transaction au regard des acquéreurs. J’ai demandé une somme adaptée à mes besoins. Et comme ils ne sont plus très nombreux, à priori… Cependant, ce pris(x) à payer possède au moins le mérite de faire des bienheureux. Je n’ai plus d’onéreuses envies, de toute façon…. Des êtres tous neufs à l’intérieur du pavillon, donc. Mais bon, que veux-tu…. J’étais pressé de ne plus contempler les fantômes de nos silhouettes, à tout bout de champ. Déménager de cette maison, c’est également, ne pas trop m’oublier ….Ton champ de vison se limitera, en conséquence, aux pages de ce cahier. Si tu n’y vois pas d’inconvénients. Tu n’as pas ton mot à dire ? Non, bien sur ....L’ironie de ce sort est l ‘absence de remarques, de reproches. C’est un aspect confortable que je découvre. Le bonheur du jour…
Un an, déjà, à attendre ton réveil ça faisait trop cher pour moi. Donc je te présente, le type pour lequel j’ai opté : un singulier, un tout seul. Un qui ne voit plus en grand, en grande superficie, énorme superficiel…. Un studio dans un immeuble, une mégapole pour moi inconnue. Perdre ainsi mon amertume, au milieu d’un labyrinthe, la faire passer. Passer sans doute inaperçu. Le mal de l’âme me plonge dans un gouffre plus ou moins profond .C’est assez vague.
Dans quelques jours, quelques semaines, un autre moi, je te présenterais mon quotidien.

18:00 Publié dans LENA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






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