30/12/2007

Rue Chateau D'eau

C’est vrai  que ma bague ressemble à une enseigne de bureau de tabac. On me l'a dit . Et, pouf ! Vlabadam quelques souvenirs remontent … Aller va, un petit texte qui ressemble à un doudou en peluche bleue . Le court sommaire de quelques « 3 fois rien » qui m’ont marquée pendant les «  80’s » .
Une petite valise qui me suivait partout ….
Il y a 20 ans, un vanity case incarnait l’écrin de quelques secrets et babioles. 


Quand on l’ouvre : la figurine d’un ancien coffret à musique : «  Je te jure maman, je n’ai pas fait exprès de faire tomber la boite …la petite danseuse, je peux la garder ? «
Quand on l’ouvre : le bracelet brésilien fluo fabriqué par Alban est tourné en boule, et si on le déroule, on s’aperçoit qu’il est divisé en deux … Je l’ai coupé aux ciseaux, devant lui….  juste pour  voir quelle tête il ferait … 
Quand on l’ouvre : la clé du journal intime, ledit livret couverture «  Sarah Kay « à verrou, caché dans le tiroir du fond, celui de mon bureau. Ouvrage, où en 1ere ligne, il est inscrit à peu près ça : « maman ne comprend rien, elle n’est pas là….. ». Puis sur les  autres pages il y a mes dessins et mes légendes …. Jamais achevés … Armé visé et pan !!!!!
Quand on l’ouvre : l’ odeur des échantillons de parfum *se mélange avec celle d’une tête d’herbe bleue, et d’un extrait de patchouli  …. À cet âge déjà, ça promet….
Quand on l’ouvre : mes sous !
Quand on l’ouvre : une boule de coton qui n’a rien à faire là. Je la laisse, pourquoi pas …
Quand on l’ouvre : le crayon noir pour les yeux que j’ai piqué à ma soeur….
Quand on l’ouvre : le petit mot de Françoise qu’elle avait glissé ( avec l'aide de Nadia) dans ma boite à savon pour me faire une surprise . C’était juste avant qu’elle parte là-bas ….. Dessus un cœur dessiné .
Quand on l’ouvre : une paire de boucles d’oreilles en vrai toc, je ne peux plus les porter, il  y en a une qui est cassée. Mais comme elles sont jolies à contempler, ben je les laisse là …. Pourquoi  pas !
Quand on l’ouvre : le billet du concert de U2 en 1987, je crois. C’était à Montpellier …Joel nous y avait amené, ahhhh Joel, le grand frère de ma voisine …. Toute une histoire ….
Quand on l’ouvre : l’entière correspondance de 1986, attachée avec un ruban de velours marine …En corps du bleu, cela va de soit .
Quand on l’ouvre : la photo de «  Choc » et moi… « Choc » le chien que la plus grande de mes sœurs m’avait offert….
Quand on l’ouvre : une  chevalière MP : cadeau pour ma communion solennelle, dit présent  venant  d’Adrien et de sa copine du moment …. Elle m’a dit : elle est belle, tu sais …. Plus tard quand j’aurais de quoi, quoi savoir en faire, je la ferais fondre en bague grenat. Couleur de «  sans » … Ai-je pensé.... Je n’ai pas eu le temps de savoir si je l’aimais bien celle-là ….Je parle de la copine d'Adrien, bien sur ... 

Un jour,  j’ai fait fondre la chevalière, puis j’ai déménagé trop souvent …Le vanity case a disparu . Ce n’est pas bien grave, son souvenir demeure  toujours un peu . Par ici et par là… Sous la peau comme des  bleus ….Force aimant 
* habitude gardée …
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Commentaires

Rue du chateau d'eau, sous la pluie, une bague en forme de tabac, ou l'inverse, qui me rappelle le matin bleu de ce matin, que tu as appelé plus poétiquement que moi ce que moi seul avais vu, devant tes yeux une photo. Et puis le petit mot de Françoise qui me traverse l'oeil comme une flèche en lisant ce papier.

Très beau, belles ouvertures lancinantes, avec ce "quand on l'ouvre..."

Quand on l'ouvre...
Quant au Louvre....

Meilleure voeux depuis la planète des mers,
comme ça je suis le premier.
hé hé

Ecrit par : Capitaine Flam | 30/12/2007

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