08/02/2008
Février
Je ferme le magasin, je suis crevée et pressée de rentrer, le rôle de mère m’attend, donc, » déjà ». Le chemin du retour m’offre un instant, un passage, un vestiaire potentiel où je commence à changer de peau. Léna se débarrasse de l’une d’entre elles, et se transforme petit à petit. Le femme se multiplie et cloisonne, deux pour le même prix : mère et épouse regagnent le foyer . Nous sommes au mois de février, le froid mord mes joues … J’ai déjà les clés de mon auto dans la main. Ma voiture est garée assez loin du centre ville et le quartier n’est pas bien éclairé.
L’un de ces faubourgs sombres et gris, décor austère, et deçà les visages s’assombrissent au début des ruelles. En sourdine nous pouvons entendre les bruits et distinguer les éclairages de l’avenue. Le fracas du grouillement citadin sonne la fin du 1er acte, soirs après soirs, je me dépêche de fuir la journée. Les veines opaques de la ville s’enchevêtrent et dessinent une frontière, une barrière, des nuances de gris entre les artères et le giron de la vieille cité. Je ne me suis jamais laissée impressionner par ce lieu raboteux. Enfin jusqu’à ce soir-là .

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Commentaires
Coucou !
Eh bien apparament j'ai un petit bug, je ne sais pas si ça vient de mon pc mais je suis dans l'impossibilité de laisser un com sur votre dernière note...
J'essairai de me conecter d'un autre ordi pour voir si c'est pareil.
Sinon, je vous ai rentré sur msn, j'espère que vous m'accepterez pour que l'on puisse discuter un peu, si vous en avez envie bien sur...
Bisous,
Chlo.
Ecrit par : chloé | 14/02/2008
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