20/02/2008
à la patinoire
Madame,
Ayant eu connaissance de votre offre d’emploi, permettez- moi, Madame, de déposer ma candidature pour le poste de secrétaire infernale que vous offrez au service administratif de votre complexe sportif, section patinoire .
À l’agence pour l’emploi, on m’a dit que ma lettre de motivation devait » accrocher »et sortir du « lot ».
Je voudrais utiliser les bons mots, les mots justes.
Se présenter en quelques lignes n’est pas chose facile. Les formules toutes faites ne me correspondent pas. À quoi bon vous envoyer une imposture…. Des termes qui, d’ailleurs, ne ressemblent à personne, vraiment , non ? si ?
Ce que vous apprendrez de mon cursus professionnel se trouve dans mon CV, cette missive donc.
Tour à tour je fus employée du rayon culturel d’un grand magasin, plus précisément au rayon CD, dits objets dont j’ai appris à manier la gestion, en considérant lesdits sujets comme des produit frais…. Tenant compte des passages TV des artistes ou de leur décès. Eh oui, dure réalité…. Hélas , à mon grand regret ….
Je fus également responsable d’une boutique de prêt à porter féminin, où mon rôle consistait à dire à certaines clientes ayant de grosses fesses que cela n’était point de leur faute, mais dû à un effet d’optique : « je vous assure madame…. Ces miroirs, c’est du grand n’importe quoi !».
Cela étant dit, j’affirmais avec conviction et en supplément que le décintré de la cuisse du bermuda était très tendance cette année. Il m’est même également arrivé de promettre que le pantalon taille basse n’était qu’un effet de mode éphémère, un mauvais moment à passer, ce qui laissait la possibilité de vendre une tunique un peu longue en vente supplémentaire… Entre nous je suis bien contente de plus être vendeuse de vêtements féminins avec l’apparition du « slim » …. Ouf !
J’ai proposé des marteaux piqueurs sur les marchés, puis fus également administratrice de boîtes à étincelles dans un grand magasin de bricolage. J’ai même aidé à la conception du fer à friser la salade, et de la chaussette jetable ! Et je fais partie de ces personnes déterminées à combattre les forces du mal incarnées par Dark Vador !
Vous percevrez une personne qui a dû accepter, des missions parfois ingrates. Cela dit, je ne me suis jamais découragée. Au et de travers, mes nombreuses expériences. J’ai toujours su faire preuve d’initiative, de régularité et de sérieux dans mon travail. ( enfin presque toujours ...)
Vous recherchez, une secrétaire infernale, et je ne le suis pas, je l’avoue. Nonobstant je possède une grande capacité d’adaption. Promis en plus de noter les inscriptions à la patinoire, je ferais la démonstration free style sur le tapis glacé : un style qui m’est propre et qui ne ressemble à rien de ce que l’on a pu voir jusqu’à maintenant …Je possède de superbes patins dorés à pois verts.
De plus,je sors d’une formation qui justement m’a appris l’infernale attitude . Je me suis appliquée et j’y ai mis toute ma bonne volonté (ci-joint , mes résultats).
J’ai voulu changer de cap et de direction. Ce qui laisse entrevoir ma grande détermination et non de l’instabilité.
Sortir de ma condition de tête chercheuse est ma priorité. Mon insolence réside en ce que vous lisez. Cette lettre de motivation est peu ordinaire, je vous le concède.
Me laisser m’entretenir avec vous, vous donnerait l’occasion de voir la personne qui accompagne ces quelques lignes.
Cordialement
Pierrette .

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08/02/2008
Février
Je ferme le magasin, je suis crevée et pressée de rentrer, le rôle de mère m’attend, donc, » déjà ». Le chemin du retour m’offre un instant, un passage, un vestiaire potentiel où je commence à changer de peau. Léna se débarrasse de l’une d’entre elles, et se transforme petit à petit. Le femme se multiplie et cloisonne, deux pour le même prix : mère et épouse regagnent le foyer . Nous sommes au mois de février, le froid mord mes joues … J’ai déjà les clés de mon auto dans la main. Ma voiture est garée assez loin du centre ville et le quartier n’est pas bien éclairé.
L’un de ces faubourgs sombres et gris, décor austère, et deçà les visages s’assombrissent au début des ruelles. En sourdine nous pouvons entendre les bruits et distinguer les éclairages de l’avenue. Le fracas du grouillement citadin sonne la fin du 1er acte, soirs après soirs, je me dépêche de fuir la journée. Les veines opaques de la ville s’enchevêtrent et dessinent une frontière, une barrière, des nuances de gris entre les artères et le giron de la vieille cité. Je ne me suis jamais laissée impressionner par ce lieu raboteux. Enfin jusqu’à ce soir-là .

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22/01/2008
Léna, Luce et Eliot ....
14:30 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19/01/2008
Jean 38
Clémence , proche cousine de Marie Chantal , déboule, par surprise, chez Pierrette. Court extrait de la conversation :
Clémence : - « Moooooon Dieeeeeeuuuuu comme c’est moderne chez toi . Détourner certains objets comme tu le fais. Ces fauteuils me plaisent …. Oh mais c’est toi qui a peint ces carrés sur tes murs !!!
Pierrette : - « oui , oui … « ( me gonfle elle)
Clémence : - « Comme ces couleurs vont bien ensemble . Jamais je n’aurais osé peindre un piano en turquoise . «
Pierrette : - « …. » ( m’étonne pas … Bientôt elle va me dire que ma maison ressemble à un dessin animé )
Clémence : - « oh mais , c’est joli ce panier en osier posé là sur la table avec ces oranges, et le pain… Quelle composition originale. «
Pierrette : - « MAIS NON , j’arrive du marché , et je n’ai pas eu le temps de ranger … Puisque t’es arrivé à l’improviste «
Clémence : « oh je suis confuse … »
Pierrette : - « …. » (Moooooon Dieeeeeeuuuuu, qu’elle est conne , vite vite trouver un truc pour la vexer par inadvertance )
******
Quelques jours plus tard. Pierrette déboule, par surprise, chez Clémence. Court extrait de la conversation :
Clémence : - « Comme c’est gentil de passer, toi la sauvageon «
Pierrette : - « atchoum , snif «
Clémence : - « un kleenex ? «
Pierrette : - « atchoum , snif, oui merci «
Clémence : - « Oula toi , ut es sacrément enrhumée , dis donc «
Pierrette : - « atchoum , snif …. Non, non je suis allergique à la poussière ….. »
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Simple, primitif, mais super efficace.

20:15 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
15/12/2007
Deauville est trop loin de la mer et trop près de Paris .
Allez , feu….Armer , viser , tirer là où ça fait du bien. Musique et esprit libre, le tout en chœur …. Chabadaba
La chaleur de la tasse de mon thé parfum bleu cerise me réchauffe les doigts, sans nuage, nuage de lait … Juste la buée d’un soupir contre une paroi vitrée, le front collé au carreau, tu te tiens debout face à la baie. Tu regardes dehors, dehors le froid… I-thunes mode aléatoire, à fond dans la maison, tu peux, en ce moment il n’y a que toi ….. Tu vas chercher bonheur via le son.
Émilie Simon, puis la voie de Marilyn faisant son cinéma, moment propice à la rêverie…
Dans un coin de ta tête, ressortent tous les clichés de cinéma, face caméra. Pensées hautement gnagna, mièvreries, fadaises sucrées, le tout enrobée dans un spleen bien douillet. Saison d’hiver, saison favorable à la mélancolie, pour un peu tu te la jouerais Mme Bovary. Laps de temps, vacant, sans penser à demain.
Songer, juste songer sur mode musique soyeuse, parfois même mystique …Puis d’un seul coup, d’un seul tu redescends sur terre, chute incontrôlée, sans parachute. Putain, purée, tu réalises que la semaine dernière, t’avais gravé un CD à ta tante.
Michel Sardou traîne encore sur ton I-thunes ….
Note à toi-même, penser à très vite supprimer sa discographie … Juste après Bjork, s’enchaîne « femmes des années 80 », le film que tu te passais devient d’un coup, le rêve de tata Josette ....

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13/12/2007
Gruyère rapé sur des pates !
En la place, au milieu d’un hall de gare, une salle d’embarquement, près des ports, et que sais-je encore ? Lieux quelconques, conjoints à l' image, seule l'idée, peu importe le décor, des corps croisés …
Attentes, arrivées et départs, tout se mélange, tous se mélangent…En l’ espace prétendu, les personnages se remplacent, et chaque jour se renouvelle. Des nouvelles à imaginer, des histoires au passage.
Au milieu de la foule, à tour de rôle, chacun vérifie ses bagages, surveille les panneaux d’affichage, à l’affût de chaque signal, l'attention est portée sur le moindre détail. De grands bonheurs, de la routine ou des chutes d’espoir, juste des couloirs obligés. Endroit glissant. Risqué ? Moment passager. Telles des particules au milieu d’un « dés-ensemble » nous circulons, voyageons. Emmenés, amenés, emportés par nos vies.
En la place, au milieu d’un hall de gare, une salle d’embarquement, près des ports, je n’en sais rien en corps.
Au milieu de la foule, un père appelle Aéna, il crie ce prénom…Quelques badauds se retournent, et poursuivent du regard une enfant en train de courir. Instants détournés, volés à l’existence d’un homme et de sa fille. Frissons et tremblements occasionnés…. Instants à la volée, importants moments, chroniques, émotion, faits divers, néant, ou contes de fées selon…. En la place, au milieu d’un lieu contemporain. Temporairement modifié …
Dans le ventre, celui d' un monde, pourquoi pas un aéroport? une violente envie d’apercevoir s’est déclenchée …. La petite Aéna se dépêche, s’enfuit pour aller voir de plus près….Etre fixé . De derrière la vitre, contempler les ailes d'acier. Visions de paradis et sons d’enfer s’entrechoquent. La fiction déborde sur la réalité.
Elle se demande, se questionne sur la destination. Mais où vont-ils, tous ces avions après ?

22:30 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10/12/2007
Suggestion, force aimant......
Cette rue,évidemment ….
Cette rue piétonne qu’une trentenaire emprunte régulièrement. Ici, c’est une petite ville, des rues piétonnes, il n’y en a pas tant. Et « temps » de souvenirs se décrochent au passage des ruelles.
Lieu d’une enfance et d’un ancien territoire.
Les samedis d’été, les jours où il n’y avait pas » centre-aéré »/ centre désintérêt. Les enfants de commerçants, attendaient dans cette rue, la fermeture des rideaux, ceux des magasins. De jeunes êtres infatigables, patientaient et se présentaient en tant que fils et filles de l’imprimeur, du pharmacien, du libraire …. Tribu en miniature, pas vraiment des amis, juste de jeunes voisins trompant l’incertain ennui.
Des visions floues s’offrent devant les yeux de l’une de ces anciens enfants. Des longueurs de journées partagées, ces jeux, ces dessins de marelles sur le pavé . À cloche pied, ces gamins goûtaient au pouvoir de passer de la terre au ciel, tandis que leurs parents discutaient et blaguaient en fin de journée sur les pas de portes. Tous les sujets y passaient : la crise, les grandes surfaces, l’agencement des vitrines, les avis, bref des histoires de grands.
Le libraire, lui, aimait exposer les aquarelles de Charles. Témoignage de sympathie du commerçant, envers un homme, malgré tout les préjugés, heureux, naturellemnt gai….
Cette vitrine passait le message, un signal de sympathie : je montre, c’est beau, ça me plait, après tout je fais ce que je veux. Je possède peu de choses et surtout peu d’ à prioris….
Les peintures contaient l’histoire de cet homme blond platine, un être assumant tout. Icones énonçant un monde, l’univers de ces nuits, et une foule d’ habitants aux allures extraverties. Tout un ensemble, un univers suspendu autour d’une planète, une boule à facettes. Images mirifiques.
Des tons sur tons dans la vitrine, clin d’œil, coup de chapeau également…..
20 ans après la fille du libraire déboule dans un minuscule magasin, une librairie, pas loin de l’ancienne de ses parents. Le libraire frisant la cinquantaine prend le temps de la conseiller, discuter, et d’échanger quelques idées. Elle aime lire l’errance, il la conseille … Puis s’en suit 20 minutes de très sérieuse discussion, invitations à certaines lectures.
Au moment de payer, les yeux de la femme se promènent vers l’extérieur. Elle sourit …. elle explique sa nostalgie. « Il y a 20 ans, je jouais dans cette rue à 1,2,3 soleil, mes parents y tenaient aussi une librairie, 30 mètres plus bas …. À la place, à présent : Ces horribles meubles anglais. »
L’homme sursaute et se révèle tout autre : Le ton, les expressions, et le rire s’échappent. L’ancienne et insondable folie du monde de la nuit qu’il fréquentait se dessine via ses dires. Maintenant, il se retrouve également 20 ans en arrière. Tout une ambiance reprend vie en quelques phrases. L’évocation d’une époque commune, et les souvenirs différents s’entremêlent, revivent. Les jeux d’ennuis, fille de …. pour elle, cabaret pour lui. Faces cachées et phase lumière néon bleu.
Charles parfois à des proches, au milieu des soirées, parlait non pas d’un ami, ni d’un ennemi, mais d’un type qu’il appréciait. Il en parlait comme d’un mec bien, à priori. Ils exposaient, discutaient tous les deux. D’humain à humain.

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29/11/2007
GIJOPADOMALA
Deux des sœurs, la grande et la petite, l’une sombre l’autre sans aucun doute beaucoup moins. C’est toi la danseuse, l’artiste, la plus volubile, celle qui brille, dans ton domaine la mieux. N’y vois pas d’amertume, juste une réflexion, de l'enthousiasme parfois, de la sincérité souvent.
Après 10 minutes de banalités, dans un coin du monde, sur un coin de table, demain, je te couperais la parole : « nos enfants et nos parents vont bien, nous le savons déjà, merci bien ».
Nous allons illustrer l’essentiel, ce lien qui nous relie. Tu vas me parler, de tes projets, de tes progrès , de tes envies. Avec mon dire, mon trouble, je t’encouragerais. Je t’aiderais, tu le sais. Réciprocité de nos présences pour les coups de blues et ceux des bonheurs. Toujours des heures utiles.
Entre nous, petites, il y avait un peu de compétition sur le terrain, beaucoup de complicité dans cette chambre pour deux. Pas de frontières, nos univers se mélangeaient, parfois se confrontaient. C’est dans la chambre de l’ aînée que j’allais, parfois, me réfugier…. C’est toujours en premier, toi, qui venais me chercher. Il suffisait de 5 minutes aux sœurs pour accumuler des instants meilleurs. L’une en bleu l’autre en rouge, la 3eme en disco, nous n’aimions pas les mêmes couleurs, mais nous nous fondions en complices, rien que pour embêter et aimer maman ….
Parfois nos téléphones pleurent, à l’écart, » oui je suis fatiguée », « non tu n’as pas le droit de pense ça de toi » « Dis lui que je pense à elle « . Tour à tour, sur un triangle nous nous écoutons parler. Nos 4000000 textos hebdomadaires parfois me font bizarres, et du bien oh siiii .
Différentes en tous points, juste trop d’émotions en commun, en trop plein, dont nous ne connaissons pas la gestion. Un simple héritage, tout un monde pour nous. Et si par bonheur, un mauvais souvenir vient s’interposer, nous lui interdisons d’enter, d’hanter, d’entrer….. Gijopadomala, la comptine que nous avions inventée…

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16/10/2007
Hier la belle au bois dormant , aujourd'hui le loup
Serre les dents, ne dis pas ….Rien, je n’ai rien dit . Pardon , je n’ai pas fait exprès de le montrer . Elle me manque, hélas, cette audace , quand de bon gré je m’autorisais à me planter .Je la remplace je simule les frissons. Et si par malheur je pleure, il me sera facile de dire qu’en fait divers je me suis enrhumée . Mais à quoi bon de toute façon, ces larmes- là, je ne suis pas capable de les assumer . Prétendre à la sérénité, ne pas dire l’incertaine exactitude. Contre le manque , l’ absence de cran, l’on voudrait pouvoir se dresser . Cette audace-là ne fait qu’abîmer. La tête est pleine d’envies, mais les réflexes s’atténuent. Les buts audacieux, ne sont plus les « m’aime » qu’à 20 ans . À présent sur une ligne aligner les shoots, les collectionner , et s’endormir fine . Entre deux précipices, la corde autour de la carotide s’est serrée, la gorge paraît nouée. Les songes ne reflètent qu’à présent un passage de poudre blanche, traînant devant les yeux. Et si le chaperon rouge avait porté des talons aiguilles , qu’est que cela aurait changé ?
Demain j’irais m’acheter des escarpins verts
22:35 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14/10/2007
à ouate , coton , c'est pas beau mais c'est confort .
La beauté des « choses » de la vie n’est pas forcément indulgente pour nous, les vivants d’ici bas. Le début de l’histoire pourrait être ordinaire, deux adultes se rencontrent et s’aiment . La foi d’y croire un peu ….
Il était, donc, une fois , deux individus, des individus, habitant la même rue . Ils se croisent, s’observent , se provoquent, échangent ,se parlent, rigolent, dînent, se rassurent . L' engrenage de la rencontre ect..., pourtant, amoureux pour de beau , ils décident que cette fois, sera la fois pour de bon. Ils se déifient et décident de vivre ensemble , collés l’un à l’autre , fusion des corps , déversement des sentiments , effusion des décisions. Les cartons de l’homme ne sont pas encore finis d’être déballés. Elle a choisi de repeindre les murs de la cuisine en beige . Il n’a pas le temps entre son travail et le déménagement d’aller acheter de nouveaux stores en bois pour le salon, bientôt leur salon . C’est elle qui prendra la voiture et donc ira .Mais voilà, parce qu’il y a souvent un mais, un désordre contrariant, contrastant avec le banal . Un mais de taille , un monstrueux coup du sort écrasant tout sur son passage , ce passage : Le début d’une histoire à eux .
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Elle roule vite , beaucoup trop ….
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Dans le couloir , l’homme piétine , fait les cents pas , et n’ose rentrer dans la chambre , ce sas de repos, et ressasse les pensées . La belle s’'éveille , 100 jours auront suffit pour tout gommer.
L’homme est passé de l’amour de sa vie à insignifiant voisin . Repli d’une mémoire . L’homme n’insiste pas, en tous cas , pas comme ça.
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Ta mémoire s’est effacée, tombant dans le noir d’un coma . Tu ne te souviens plus des prénoms, des présents autour de toi. Un souvenir aussi blanc que tes draps . Desêtre , des êtres traumatisés par l’après.
Mon bouquet de fleurs posé sur ton chevet ne ressemble à rien . C'est faux, les fleurs ne parlent pas .
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Que va –t elle faire de mon « je t’aime « ? Je ne peux pas lui imposer un si grand émoi . Et moi, tu y as pensé ? Non bien sur, que non ! Tu ne peux pas , je suis oubli, souvenir corrompu . Qu’en ferais tu de ce je t’aime abîmé ? Incomplet , l’impossible à partager . Je ne peux pas te balancer ce jeu thème devant toi et ton plateau repas. Ma version t’encombrerait, te gênerait, peut –être même tu la jetterais. Je refuse que tout se finisse sur les dires de l’amoureux transi que je suis devenu. Horrible et pathétique malentendu . M’effacer ou t’obliger à ne pas m’oublier ?
Je ne suis pas capable de te parler comme un passé facile à raconter. Chapitrer les moments de notre début d’histoire serait inconfortable, intrus pour les deux . J’observerais ton embarras, tu subirais mon désarroi . Et pourtant je ne peux pas attendre que tu te souviennes, peut être, peut être pas . Des illusions , se forment à la pelle et finissent par creuser trop de fossés, de tombeaux.
Alors dans ce cas, que puis je faire ?
L’histoire , à nouveau , prendra racine . Je me ferais absent pour l’instant . Ces instants où tu perçois n’appartiennent qu’à toi .
Je vais redevenir cet homme que tu vas croiser le matin dans la rue . Mon cœur explosera, et je ne te dirais que bonjour , et qui sait vas tu à nouveau m’aborder ?
Un homme nouveau dans ta vie, à découvrir, seule toi décideras,tout comme la 1ere fois, si cette histoire peut prendre racine ou pas.
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Il ne tient qu'à ouate pour les douces heures, je suis un branleur .

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