25/05/2007
La montagne d'en faire
La foule s’imprègne des odeurs de sucre qui ne font qu’alourdir un peu plus la moiteur de ce début de nuit d’été . Certaines peaux sont, en corps, tatouées, au fer rouge des rayons du soleil de l’après-midi passée à la plage. Leurre estival : » bons moments et détente à côté du camping » slogan véridique .
Les têtes avancent, les gens évoluent au travers des allées en se balançant ,et se bercent d'un pas lent , quasi nonchalant . Un autochtone un peu aigri, les compare à une colonie de pingouins revenant du bain …...
À coups de tubes néons et radios les différentes attractions se disputent la vedette. Certains badauds font la queue et veulent payer au prix fort l’illusion du danger, atteindre en toute sécurité le vertige, 5 euros , des biens heureux à se fabriquer de la peur et des hauts le cœur. Un étourdissement, des sensations à dire, à figer sur des photos, à garder pour plus tard, à exposer sur l’album souvenirs « était » 2006 . La fille titube en descendant de la montagne russe , elle était bien en haut , amorcer la descente : hum ! voler l'instant n'est pas méchant ,mais c'est souvent impressionant …. Elle a le droit durant 5 minutes de ne pas marcher droit , on ne le lui reprochera pas, après tout elle a eu la tête en bas …. En souriant , elle s’en souviendra …..

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23/03/2007
Aurais tu aimé Jean Paul ?
Donne-moi ce que tu veux .Donne-moi en, j’en veux .De l’amour sang la haine . Je t’en prie donne-moi en .Ne fais pas les choses à moitié .De la colère ou son contraire .Du show, du beau ou du laid.
Serre moi le corps , sers toi de mon cœur . Rappelle moi ce qu’est l’opposé de la « rend cœur « .
Je n’aurais peut-être pas un jour 30 ans. Dépêche toi de nous aimer, de positiver .J’ai droit en corps à l’amour en addict . Les années passées seront gagnées .Je n’aurais sang doute pas l’héritage merveilleux des rides. Mais il me reste la maturité, impossible de faire autre ment ….. Il n’existe pas de minutes où je peux lâcher ma séropositivité, la seconde vie m’est prescrite . Une seule et m’aime existence , le silence et le mépris me tueraient . Dans ce quotidien dur et rêche, la douceur de ouate me garderont envie….
1965/1995
18:15 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : hum!
08/06/2006
Digression
La distraction digression de Raymonde fait à peu près ça :
Quand j’aurais l’âge du vaccin gratuit contre la grippe
Quand il ne sera plus la peine de cacher mes cheveux gris
Quand je ne pourrais plus marcher perchés sur des escarpins vernis
Quand j’oublierais tout ce que je voulais dire
Quand je serais toute ridée et mise en plis
Mes désirs seront un peu flétris et un peu décatis
Il me restera, sans doute, quelques remords enfouis,
Et je l’espère aucun regrets aussi !
Quand j'aurais usé mes forces, à force de passions
Vieillir me fait un peu peur, c’est vrai, je l’avoue
Je tente de ne pas perdre le temps, juste de le prendre
Et d’en voler aussi......
On ne sait jamais, sait-on jamais
Je ne sais pas si j’ai bien fait
Mais quand m’aime,
j'ai aimé l'instant de vous
Amour, je vous aime
Parfois mal ,
un temps inné fou
mais jamais bien surtout
telle est pour vivre ma condition
ps :pour Vlad

23:20 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : hum!
07/06/2006
Paroles et paroles,
Dalida, en fait, un truc de mon enfance qui remonte !
Je la regardais, avec ses robes à paillettes dans les émissions des "Carpentier”.
Je la trouvais si belle, j'avais environ 8 ans, et cela me faisait à peu près ça :
Nous habitions aux Lilas en Seine-Saint-Denis : mes grandes soeurs portaient des jambières, mon père nous emmenait dans Paris le dimanche ou en foret . L'itiniraire dépendait de l'humeur du moment .
En semaine, ma mère toujours pressée prenait le métro pour le bureau tous les matins très tôt, mes soeurs se disputaient sans arrêt, je trouvais ça rigolo. Et je mettais mon grain de moi en complétant l'infernal trio :)
Moi la petite dernière, j'avais parfois un peu de mal à trouver ma place, mais je me plaisais bien dans mon enfance.
C’était l’époque où je croyais que rien ne changerait. … On ne gomme pas les épreuves traversées….Mais c’est de ce genre de trucs dont j’aime me rappeler !
Samedi mes sœurs, mes parents et moi passons la journée ensemble, à Montpellier. Il arrive de temps en temps que nous passions du temps, rien que tous les 5.
C’est en faisant ce genre de trucs que nous arrivons à rester liés ….

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Ceci est une ampoule au pied :
20:55 Publié dans etats d'ame | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : hum!
05/06/2006
Sortie du tiroir
Un truc sorti d'un de mes tiroirs et qui fait a peu prés ça :
Le pas-de-porte de ce magasin, depuis longtemps fermé, est le domicile officieusement fixe pour l’homme dont je suis le fidèle compagnon. Je n'ai ni laisse ni collier, pourtant un lien nous unit, dans cette bâtarde de vie.
Je suis couché sur des cartons, auprès de mon maître. Je l’entends râler, il vient de finir de compter sa mince et petite monnaie …. Il pense que l’addition de ses antécédents est plutôt chère payée…..
Engoncé dans ses felures, lassitude et son manteau usé, il ne regarde même plus les gens qui ne le voient pas. Seule une jolie paire de jambes le fait sortir, de temsp en temps, de sa torpeur.
Je l’aime bien, il m’a toujours bien traité. Et tant pis si je n’ai pas la vie de château d’un royal canin …Il me convient bien cet humain. Parfois j’aboie sur certains passants pour affirmer que c’est bien moi son adjoint.
Quand mon maître a trop à cuver, je le garde, et gare à celui qui a une posture qui ne me plaît pas...
Tiens, pourquoi il me fixe celui--là ? Son attitude ne me convient pas, ni son odeur d’ailleurs. Je me hisse sur mes pattes, et commence à le fixer. L’homme a un temps d’arrêt, et me scrute à son tour. Je perçois son appréhension et son inquiétude. Serait-il synonyme de danger ?
Je commence par exhiber mes crocs et dévoile mon grognement. Il recommence à s’approcher de nous, son pas est d’abord hésitant ; puis devient déterminé. L’homme soutient mon regard. J’aboie et avance à mon tour. Mon aboiement ne le fait pas reculer ! Pourtant il m’a semblé ressentir chez lui de la peur.
L’humain arrive, maintenant, à ma hauteur, il me toise. Sa crainte prend des airs de bravade. Je ne desserre pas la mâchoire, tente un dernier coup de gueule pour l’impressionner. Mais il s’en fait fi, il a gagné le défi .
Manière de faire mine de protéger le « palier » je continue d’aboyer en le regardant partir …
Je soupire, et fais un rond avant de me recoucher auprès de mon maître. Ce matin, il fait frais.

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01/06/2006
Les bonnes heures de Sophie
Les bonnes heures de Sophie, cette nuit, sont finies et au matin cela fait à peu près ça :
En fin de nuit, je pars sur la pointe des pieds
J'ose croire qu'il dort enfoui sous le duvet
Je quitte l’homme d’une nuit
Un marin qui me rappelera peut-être ?
ce peu et ce loin d'être
Je suis de ces femmes avec qui l’on ne s’ennuie pas
le tant d'une nuit, et non pas le temps d'une vie
Mon prénom évoquera souvenir et non pas retenir
Je fais semblant d ‘oublier une boucle d’oreille sur le chevet ….
Juste au cas – où
En faisant semblant de dormir
L’envie de me voir repartir lui prendrait ….
Sait –on jamais …..C'est ballot, je sais !

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30/05/2006
Charles attend
Quand Charles attend cela fait peu près ça :
Bonjour, je m’appelle Charles et je suis un docteur pour feeeeeeeeeeeemmmmmes .
Lorsque ces dames viennent pour consulter, elles disent qu’avant moi elles ont tout essayé et que rien n’ a vrai –ment marché …..
Elles me disent qu’elles ont mal au ventre ou au cœur :
« comme une douleur diffuse, vous comprenez docteur ? «
Alors moi, je ne vois qu’une solution pour ces patientes sensibles et ultra désoeuvrées stressées .
Je leur annonce que je vais leur ôter les mauvaises ondes » qui ne font rien qu’elle à les embêter ….. «
Je possède une thérapie infaillible qui fait « crack boum hue, passez moi la monnaie « ….
Je les soigne sans jamais les toucher, je n’ai qu’à me concentrer devant elles pour ressentir à quel point, elles sont si lasses et contrariées.
Par souci de vérité, je leur annonce que je ne vais peut-être pas les guérir, cela dit je leur certifie que je vais les soulager (de quelques billets)
Pour les cas graves, je sors la panoplie du docteur couleurs. Je leur démontre par A+B que le bleu va les soigner ….. Je le leur conseille, car je l’ai lu, la veille, dans le marc de café et les sachets de thé .
Quand ces dames repartent, elles sont contentes de raconter ( de façon indescriptible ) à leurs amies, ce que je leur ai fait . ET à quel point, je les ai apaisées …
Je me fais fi des rumeurs, je suis le plus haut perché dans la hiérarchie des placebos…..Je suis plus onéreux qu’une séance chez le coiffeur, car plus glamour dans ce monde tacheté de leurres ….
Je suis Charles et j’attends la prochaine qui viendra extraire ses pointes au cœur et ses ressentiments ….
Chez moi Charles :
le docteur couleurs, on peut venir masturber ses douleurs, en toute confiance et circonstances, j’ai un label de qualité : mon ancêtre était un druide lunois ….. Et je me fais payer aussi
23:50 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : hum!
28/05/2006
La niouze de l'état j'erre
Où et qui ça peut faire à peu près ça :
un présent, un saut dans le temps,et un futur envisagé
Aujourd’hui c’est le retour de Rémi dans l’ancienne maison familiale.
Un départ, vécu douloureusement dû au décès de Pauline son épouse.
Un exil qui se fit dans la douleur. Cet homme ne supportait plus la vie en ces lieux !
Un lit, une armoire à moitié remplie, des photos, un fauteuil vide, et des fleurs fanées dans le jardin…. Voilà ce qui lui restait. Le souvenir des jours heureux le rendait si malheureux. La vue de toutes ces pièces et objets le torturait.
Sur le conseil, donc, de ses enfants devenus grands, il prit, quelques mois plus tard après la mort de Pauline, un appartement.
Et même si la douleur s’était apaisée au bout de quelque temps, la mémoire, évidemment, elle ne s’effaçait pas.
Pas facile, de prendre un nouveau départ dans un nouveau cadre et de changer de vie! Cela dit cet homme petit à petit s’est appliqué à retrouver à la vie de l’intérêt, sans trop faire « semblant ». Tout en ne redevenant plus tout à fait heureux, comme avant, il a su tout de même se créer un nouvel environnement plutôt agréable.
Puis un coup de téléphone,un jour en matinée, fit tout changer. C’était un agent immobilier qui était intéressé par la maison abandonnée.
Le voilà donc aujourd’hui face à son ancienne demeure. La clé a un peu de mal à tourner dans la serrure. Il entre et va vite ouvrir les volets, pour faire céder l’obscurité. Les draps sont sur les meubles, la pendule est arrêtée, une odeur de renfermé règne dans la maison …
Il inspecte les pièces une à une pour arriver jusque dans la cuisine : Et là l’improbable se produisit !
Rémi voit son épouse, elle est de dos et prépare le dîner. Tout est comme avant, l’homme est redevenu époux, il fait un saut dans le temps. Rémi peut même humer l’arôme du plat qui est en train de gratiner. Pauline est toujours aussi belle, sa taille est fine et sa silhouette longiligne, grâce à son chignon mal lié on peut voir sa nuque délicate. Ce matin, Pauline semble avoir trente ans! Un rayon de soleil éclaire la pièce. Elle se retourne et lui sourit, sourire qui illumine son visage :)
Pauline s’approche lentement de lui et vient lui déposer un délicat baiser :
- Tu n’as pas trop changé, tu sais !
- Mais ….
- Chut ! ne dis rien et reviens …
Tout à coup le portable de Rémi sonne, la clarté disparaît, la poussière est à nouveau sur les éléments. L’image de Pauline s'est envolée! Rémi pense qu’il a rêvé ! Mais étrangement il ressent encore, en ses lieux sa présence
- J’arrive dans la rue, pouvez-vous m’indiquer ou je peux me garer ?
- C’est inutile, Monsieur ! Désolé pour vous, de vous êtes dérangé pour rien, mais je ne suis plus vendeur !
C’est à partir de ce jour-là que Rémi se sentit enfin tout à fait apaisé, pouvant savourer l’instant présent en ayant fait définitivement la paix avec le passé ! Et qui sait peut-être,que dans un futur plus ou moins proche l'image de cet homme sera associé à cette maison . Un endroit où un grand-père jouera avec sa petite fille dans un jardin où les fleurs seront belles et colorées; où dans les placards de la cuisine des gâteaux attendront d’être mangés.Un refuge calme et serein où toute la famille se réunira pour les congés.

22:55 Publié dans portrait | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : hum!
25/05/2006
Là où est la cuisse
La piste aux étoiles peut faire à peu près ça :
Entrechats et sombres sauts
En rythme, cadence et soubresauts
Les violons favorisent le pas de deux
De l’antre –entrejambe part le pas de danse :
Un endroit douillet, en corps de l’aine ….
Le sourire aux lèvres, sans faire la moue
Un chat danse avec un loup
Sur air langoureux

22:20 Publié dans etats d'ame | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : hum!







